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Patients QE et patients non QE

Ghyta Ouedrhiri
13/02/2018 13:58

Introduction

Dans un pays qui se voit obligé de multiplier les efforts afin de pouvoir suivre l’évolution du monde et de suivre la vitesse de la science, le système de la formation médicale est primordial et prioritaire. Que ce soit pour le développement de la médecine comme science ou du système de santé comme l’un des piliers de la société, les modalités et le système de formation des futurs médecins sont très importants, voire vitaux.

Peut-être ce n’est pas le plus défaillant des systèmes, mais sa version actuelle n’est certainement pas la meilleure qui puisse exister, surtout quand on parle de certains aspects de l’évaluation de l’étudiant en médecine.

Système de formation médicale et nouvelle réforme : la meilleure combinaison ?

L’année 2015 a été marquante pour le système de formation médicale au Maroc, puisqu’elle a vu la naissance d’une nouvelle réforme des études médicales, qui, avec tous les avantages et rectifications qu’elle a apportés, laisse un tant soit peu à désirer.

Quelques inconvénients dus à la transition du système, ou plutôt à un manque de communication et d’information : l’étudiant, surtout de la première promotion, ne connait pas exactement le programme qui l’attend, la forme des examens qu’il passera…

L’utilité des stages nouvellement inclus au premier cycle est également mise en question, par plusieurs étudiants. Puis vient la période des examens, dont les modalités ont changé avec la nouvelle réforme, seul aspect qui est resté constant, et qui est apparemment loin de changer, c’est l’apprentissage des QEs, qui constitue la dernière étape de la préparation pour presque tous les étudiants, et pour la plupart, la seule étape.

Examens et Questions d’examens : valider ou se former ?

Certains professeurs dans nos facultés de médecine répètent, année après année, presque les mêmes questions d’examens. Est-ce par manque de temps, par surcharge de travail aux CHU, personne ne le sait.

En fait, ce ‘problème’ ne touche pas uniquement les facultés de médecine, mais presque tous les établissements d’enseignement supérieur. Mais qu’il soit plus ou moins généralisé ne change pas vraiment sa gravité, surtout pour les futurs médecins qui auraient, par la suite, la vie de plusieurs centaines de personnes entre les mains.

Principalement à cause de cette habitude, lequel les étudiants en médecine se trouvent devant un choix difficile et périlleux, celui de valider leurs examens ou bien de se former –et évidemment valider également-. La plupart choisissent de fournir l’effort moindre, pouvons nous vraiment blâmer la nature humaine ?

Ce système des exams et d’évaluation des étudiants en médecine créerait, au pire des cas, des médecins qui devraient mettre leurs patients en deux cases : patients QE et patients non QE.

 

Rédigé par : Mouad Moutaoukil